lundi 6 février 2012
lundi 23 janvier 2012
L’Âge de l’accès. La nouvelle culture du capitalisme Jeremy Rifkin
Commentaire critique
Les notions d’accès et de réseau prennent de plus en plus d’importance et sont en train de transformer la dynamique de nos sociétés, comme l’avaient fait les notions de propriété et de marché à l’aube de la modernité.
Les produits se périment de plus en plus rapidement. Alors, à quoi bon s’endetter pour les acquérir alors qu’ils seront périmés lorsqu’on aura fini de les payer. Être abonné, adhérent, client devient aussi important qu’être propriétaire.
"C’est de l’accès plus que de la propriété que dépendra désormais notre statut social."
Alors que l’économie industrielle se caractérisait par l’accumulation de capital matériel, la nouvelle économie se fonde davantage sur des formes de pouvoir immatériel, des faisceaux d’informations et de connaissances. En témoignent la réduction des espaces de bureau, la disparition des stocks, le déclin de l’épargne et l’essor de l’endettement personnel.
Ce qu’on vend, ce sont surtout des idées et des images et leur incarnation matérielle est de plus en plus secondaire. Nike est un parfait exemple de cette évolution. Les services occupent une part croissante de la consommation et les entreprises s’efforcent de transformer les objets de consommation en « supports » de toutes sortes d’améliorations potentielles et de services à valeur ajoutée, afin que les vendeurs puissent amorcer une relation de long terme avec le client bien plus lucrative que la vente de l’objet lui-même. On va même vers des produits gratuits pour des services payants (Microsoft offre ainsi son système de navigation sur la toile).
Enfin, l’âge de l’accès se caractérise par une marchandisation croissante de l’intégralité de l’expérience humaine. Ce n’est plus la production mais le marketing qui occupe le devant de la scène et le contrôle du consommateur devient l’objectif premier de l’activité économique.

« La transformation en marchandises des relations humaines est une entreprise pour le moins troublante. L’assignation d’une valeur marchande à la totalité de l’existence des individus dans le but de transformer l’intégralité de leurs expériences vécues en transactions commerciales représente en quelque sorte le stade suprême du capitalisme. »
Le consommateur se trouve happé par un réseau dense de relations commerciales continues qui couvrent pratiquement les moindres aspects de son existence, et risque de tomber sous la coupe de forces économiques qu’il ne comprend plus guère et qu’il ne contrôle plus du tout.
Dans la seconde partie de l’ouvrage, Jeremy Rifkin se concentre sur la privatisation de la sphère culturelle.
« La postmodernité correspond à une nouvelle époque du capitalisme qui repose sur la transformation en marchandises du temps, de la culture et de l’expérience. »
Les secteurs de pointe du futur reposeront sur la marchandisation de toute une gamme d’expériences culturelles. Les voyages, les parcs à thèmes, les villes-musées, les complexes de loisirs, la culture du corps, le cinéma, la télévision, les mondes virtuels du cyberespace et toutes sortes d’activités reposant sur les médias électroniques sont en train de devenir centraux dans cette ère nouvelle qui exploite l’accès aux expériences culturelles.
« L’ère industrielle a vu la transformation du travail en marchandise ; aujourd’hui ce sont les activités de type ludique qui sont transformées en marchandises consommées sous forme d’activités récréatives payantes. »
Le consommateur se demande de moins en moins quel objet il souhaite posséder et de plus en plus quelle expérience il souhaite vivre. Les centres commerciaux américains (les malls) ne sont plus seulement des endroits où l’on va acheter des biens, mais des lieux où l’on va acheter l’accès à toutes sortes d’expériences vécues.
Cet empiètement de plus en plus important de la sphère marchande sur la sphère culturelle menace de détruire les fondements même de notre société. Elle menace la diversité culturelle car les intermédiaires culturels, les « passeurs », travaillent pour la plupart pour des multinationales américaines et japonaises dont les réseaux de communication et de distribution couvrent la planète entière.Le cyberespace « est le nouveau théâtre universel où votre ticket d’entrée vous donnera le droit de participer à la représentation comme s’il s’agissait de votre expérience réelle ».
L’âge de l’accès favorise les jeunes qui sont à l’aise dans le monde du cyberespace et du commerce électronique et qui s’adaptent facilement aux univers simulés qui caractérisent la nouvelle économie culturelle. Au fossé des générations qui risque de se creuser, s’en ajoute un autre, économique et social, et encore plus grand : celui qui sépare les connectés des non-connectés. Mais il ne suffit pas de permettre à tout le monde de savoir se servir d’un ordinateur et d’être capable de se frayer une voie dans le cyberespace. La question la plus urgente est de retrouver « un équilibre écologique entre culture et marché », conclut Jeremy Rifkin.
Merci à Anne Battestini d'avoir partagé ce texte sur facebook
mardi 11 octobre 2011
Info, médias et réseaux sociaux
La journaliste Marine Deffrennes du site Terrafemina.com m'a interviewée sur les métamorphoses de l'information et de son traitement par les réseaux sociaux. Voici une Storify de ce dossier réalisé dans le cadre de l'Observatoire sur les révolutions numériques en partenariat avec Orange.
jeudi 15 septembre 2011
Internet 2011 dans tous ses états
samedi 28 mai 2011
samedi 14 mai 2011
Classement mondial des pays selon les TIC : "The great transformation"
Partie 1 : Les conclusions de « The Networked Readiness Index2010–2011 (NRI) », les analyses et contributions des experts sur le thème des transformations 2.0
Partie 2 : Les études de cas d’un certain nombre de pays
Partie 3 : Profil détaillé des 138 pays analysés
Partie 4 des tableaux de données pour chacun des 71 critères composant le NRI avec classement, notes techniques et sources (la France est 20ème).

Des infographies interactives permettent une lecture facile des données et sont facilement exportables.

mardi 10 mai 2011
UrbanDive Monumenta 2011
jeudi 5 mai 2011
vendredi 29 avril 2011
mardi 26 avril 2011
mardi 12 avril 2011
Et si pour voir une programme TV, il suffisait d’y penser
Une télécommande TV neuronale!
Ca peut être dangereux!
lundi 11 avril 2011
lundi 24 janvier 2011
Global Webindex Annual Report 2011
samedi 22 janvier 2011
Le web Cosip...Déjà en 1998


dimanche 2 janvier 2011
En 2011 les réseaux sociaux de géolocalisation seront sonores




jeudi 2 décembre 2010
Pour avoir une vie sociale IRL, passez plus de temps sur les réseaux sociaux
samedi 27 novembre 2010
Lapsus, un mensuel qui sert à rien et c'est ça qui est bien



mercredi 24 novembre 2010
L'impact de la recommandation sur l'info en ligne

Les terminaux mobiles jouent un rôle important dans le partage des contenus
Le partage de contenus en mobilité est élevée et révèle peut-être le caractère spontané du désir de partager les informations qu'on apprécie.

Impact sur l'engagement et l'audience
Confirmation de l'importance du lien personnel qui incite fortement à la consultation des contenus recommandés


samedi 20 novembre 2010
jeudi 18 novembre 2010
dimanche 14 novembre 2010
samedi 13 novembre 2010
We All Want to Be Young (leg)
Pour comprendre les jeunes d'aujourd'hui, BOX1824, une agence de tendance brésilienne analyse les générations précédentes. Des "Baby Boomers" aux "millenials" en passant par la "Génération X", du Power flower aux Flashmobs et internet memes, le film esquisse le portrait des moins de 20 ans.
jeudi 11 novembre 2010
mercredi 10 novembre 2010
lundi 8 novembre 2010
jeudi 4 novembre 2010
Influencers [court] webdoc
INFLUENCERS FULL VERSION (FR) from R+I creative on Vimeo.

La vie numérique du futur en deux vidéos
Media surfaces: Incidental Media from Dentsu London on Vimeo.
Dans le film l’accent est mis sur la connexion de n’importe quelles surfaces qui transmettent des messages, des informations issues d’amis, des réseaux sociaux, de sociétés, de médias, etc. Dans l’idéal ces surfaces seraient capables de diffuser les informations les plus pertinentes par rapport à une situation donnée.
Cette vidéo, produite dans le cadre d’un projet d’étudiants [University of Applied Arts, Vienna], transporte la Wii dans l’espace urbain qui se transforme virtuellement en cours de tennis ou terrain de golf. Pour jouer, faire du sport avec sa communauté virtuelle, on se passe d’écran et on bouge vraiment !














